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Rechercher les noms

Les noms figurant dans notre base de données qui apparaissent dans notre présentation commémorative ont été obtenus grâce à des accords conclus avec les gouvernements ou les organisations des nations participantes. Les listes de ceux qui ont perdu la vie sont loin d’être exhaustives, compte tenu de l’état des archives de chaque nation et du caractère lacunaire, ou dans certains cas de la perte, des documents après 1918.

Le Monde Se Souvient n’a pas droit sur les noms si ce n’est celui de les inclure dans notre présentation commémorative et dans la fonction « Rechercher les noms ».

Jamais auparavant une commémoration n’avait été organisée pour présenter les noms de tous les morts de toutes les nations ayant pris part à la guerre de 1914-1918. Jamais auparavant une commémoration n’avait visé à fournir des renseignements sur chaque personne qui a perdu la vie. Dans les années à venir, nous espérons pouvoir présenter les noms des millions de civils qui ont eux aussi perdu la vie. Pourtant, il est parfois plus difficile de préciser une source des documents civils que celle des documents militaires.

Lors de la recherche des noms, les Observations sur les données fourniront des renseignements sur la source d’où proviennent les noms pour chaque nation et sur l’exhaustivité des archives de cette nation. De nombreux pays continuent à apporter des ajouts ou des corrections. Le Monde Se Souvient sera mis à jour en conséquence.

Les noms canadiens ont été fournis par Anciens Combattants Canada. Si des erreurs ou des omissions sont constatées, veuillez contacter ce service. Leurs listes contiennent les noms des militaires qui sont morts de causes liées à la guerre jusqu’en juin 1922, date après laquelle les décès n’ont pas été officiellement désignés comme des décès par fait de guerre.

Entre les années 1914 et 1918, une grande partie du monde était en guerre. Nous croyons que les noms des morts, quelle que soit leur appartenance nationale, méritent d’être reconnus. Nous continuons à travailler avec différents pays pour établir les listes complètes de leurs morts de guerre et à inviter les pays qui n’y participent pas encore à se joindre à ce mémorial unique.

Je me suis souvent demandé s’il pouvait y avoir de plus puissants défenseurs de la paix sur terre dans les années à venir que cette multitude assemblée de témoins silencieux de la désolation de la guerre.

Le roi George V lors de sa visite, en 1922, d’un cimetière de la Première Guerre mondiale en France.

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Considérations et restrictions des données nationales

Les noms canadiens de ce projet proviennent de la base de données du Mémorial virtuel de guerre du Canada au www.vac-acc.gc.ca et incluent les morts canadiens jusqu’en 1922. Les décès entre 1919 et 1922 résultent de blessures reçues à la guerre. Pour plus d’information à propos de ces 68 000 noms, incluant leur lieu de sépulture, vous pouvez explorer les sites Web suivants : www.cwgc.org ou www.museedelaguerre.ca.

Les premières troupes canadiennes arrivent en Europe à l’automne 1914. Seulement 205 Canadiens ont perdu la vie en 1914 et leurs noms apparaîtront dans la présentation de 2014.

Les données relatives aux noms australiens en date de septembre 2019 proviennent du mémorial de la guerre australienne (tableau d’honneur de la Première Guerre mondiale). Le mémorial actualise continuellement le tableau d’honneur — en corrigeant des erreurs dans la base de données et sur les panneaux de bronze, y compris des inexactitudes dans les alias; en ajoutant des données manquantes à la base de données (comme la cause ou l’âge du décès qui n’avait pas été fourni au moment de la cueillette des renseignements du tableau d’honneur); et en insérant sur cette plaque commémorative le nom de personnes admissibles, après approbation par le Conseil du mémorial.  

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le Centre de recherche du mémorial de la guerre australienne GPO Box 345, Canberra ACT 2601, Australie  www.awm.gov.au.

Entre 1914 et 1919, l’administration de l’armée autrichienne a publié 1 276 listes de pertes (les Verlustlisten) contenant les données des militaires tombés au combat, blessés, disparus au combat et faits prisonniers de guerre. Comme certains soldats ont été blessés plus d’une fois, ou blessés puis faits prisonniers, puis décédés, de nombreux noms figurent plusieurs fois dans les différentes listes. Ces dernières comprennent également le nom des soldats de toutes les entités politiques de la monarchie austro-hongroise plurinationale. Elles incluent aussi toutes les ethnies et les onze langues des régiments reconnues par l’Autriche-Hongrie. Ce n’était pas tâche facile de séparer avec précision les noms des soldats tombés au combat selon l’État successeur de l’ancien empire dont ils étaient originaires. En collaboration avec plusieurs organisations partenaires, Familia Austria recueille systématiquement ces listes, mais il faudra probablement des années avant que le travail ne soit terminé. Par conséquent, les noms autrichiens apparaissant dans l’exposition Le monde se souvient ne sont que ceux recueillis sur les monuments autrichiens de la Première Guerre mondiale sur lesquels sont gravés les noms des soldats autrichiens tombés au combat.

Familia Austria 2022

Les données sur les décès survenus durant la Première Guerre mondiale proviennent du Musée In Flanders Fields (IFFM) situé à Ypres, en Belgique. À titre de Ville de Paix, Ypres a collaboré avec le IFFM pour compiler la Liste de noms, une base de données des soldats et des civils de toutes nations ayant perdu la vie en terre belge. Le IFFM actualise et corrige régulièrement les données de la Liste de noms.

Pour de plus amples renseignements, envoyez un courriel à l’adresse flandersfields@ieper.be ou rendez-vous sur database.namenlijst.be.

Il n’existe pas d’estimation précise dans l’historiographie croate du nombre de Croates ayant participé à la Première Guerre mondiale. Certaines estimations indiquent que près de 700 000 Croates de la région actuelle de la Croatie (y compris des Croates d’autres parties des Pays de la Couronne de saint Étienne) ont été mobilisés. Parmi la population du royaume triunitaire, 17,8 % ont été mobilisés, dont 16,2 % en Dalmatie et en Istrie. Alors que dans tout l’Empire austro-hongrois, 15,6 % de la population était mobilisée.

Le nombre exact de croates morts au combat n’a pas été déterminé. Ce n’était pas tâche facile d’établir une liste des victimes, tout comme pour ceux qui étaient portés disparus (c’est-à-dire non officiellement déclarés morts), mais pour lesquels il n’y avait pas non plus de confirmation de la part de la Croix-Rouge qu’ils avaient été faits prisonniers. Quant à ceux qui ont été capturés par les Russes, on en a perdu toute trace.

Les registres militaires des soldats tombés au combat étaient tenus par des prêtres militaires ou, en leur absence, par des commandants d’unité. Ces listes ont été transmises à la Pastorale militaire apostolique à Vienne. Cependant, les listes des soldats tués/décédés dans les registres ne sont pas complètes, car l’inscription des morts exigeait la confirmation d’un médecin, d’un prêtre ou de deux compagnons d’armes, ce qui n’était pas toujours possible.

 

Avec l’augmentation du nombre de soldats croates tués sur les champs de bataille, notamment lors des douze batailles sur la rivière Soča dans la zone de combat italienne et également lors de l’offensive Brusilov, la construction de monuments aux morts a commencé. Le commandement militaire impérial et royal de Zagreb a ordonné la construction de cimetières militaires.

Les noms croates inclus dans l’exposition Le monde se souvient proviennent du HR-HDA-1448. Collection de registres de l’état civil et de soldats recrutés dans le district de Zagreb tombés au combat – 53e régiment d’infanterie du K.u.k et 25e régiment d’infanterie de la Garde nationale royale.

Les sources proviennent de la base de données des soldats tués ou disparus au combat durant la Première Guerre mondiale

Archives militaires centrales, Prague

La première inscription de soldats de l’armée austro-hongroise a été effectuée par leurs unités de base — normalement des régiments — au moyen de leurs composantes de remplacement. Le registre foncier (Grundbuch) conservait des entrées sur les soldats et leur carrière militaire dans des feuillets de registre foncier (Grundbuchsblatt). Ce système, adopté par l’armée de la nouvelle République tchécoslovaque, a permis que les régiments poursuivent l’enregistrement des soldats après 1918.

Un autre registre d’avant-guerre contenait les naissances et les décès. Les registres d’unités et les administrations aumônières des garnisons, les commandements territoriaux ainsi que les hôpitaux consignaient les jalons de la vie d’un soldat en service actif — mariages, naissances de descendants et décès. Durant le service, ces registres du personnel militaire tenaient lieu de registres civils.

Au début de la Première Guerre mondiale, avant que l’armée austro-hongroise ne commence à cumuler de nombreux décès, un système d’enregistrement des pertes de vie au combat a été mis sur pied — ces pertes incluaient les soldats tués au combat (TAC), en captivité, blessés, malades ou manquants à l’appel. De petites unités de combat regroupaient ces archives, puis les transféraient à un niveau hiérarchique supérieur vers un registre central du ministère de la guerre de Reich. Le registre principal a permis la création de listes des pertes (Verlustliste) en plus de communications avec des organisations internationales comme la Croix rouge. Ces registres centraux état incomplets durant la guerre, des renseignements sur la destinée de plusieurs soldats y sont absents.

La fin de la guerre a offert l’occasion d’analyser, dans une perspective globale, l’ampleur du conflit sur la désintégration des ordres sociaux et des organisations. En Europe centrale, cet examen comportait la chute des autorités d’État en Autriche et en Hongrie. Bien que l’effondrement de l’Empire austro-hongrois n’ait pas été aussi retentissant que celui d’autres empires, l’armée de la nouvelle République tchécoslovaque était toujours confrontée à une situation qui nécessitait un accord relatif à l’héritage laissé par l’ancien empire d’Autriche-Hongrie. Le regroupement des données tchécoslovaques provenant des dossiers d’Autriche-Hongrie nous a forcés à travailler avec des registres incomplets en raison d’opérations militaires, de pertes de documents ou de la conduite arbitraire de certains soldats. L’énorme quantité de décès ainsi que notre désir de les refléter et de les consigner comptent notamment parmi les défis que nous avons dû relever.

Pour répondre aux besoins internes du ministre de la Défense nationale tchécoslovaque, l’élaboration d’un fichier des soldats TAC de la Première Guerre mondiale s’est amorcée, et il est maintenant intégré aux archives CMA-VUA à titre de fichier « vert ». Ce dernier constitue l’assise de la base de données des soldats tués et mise sur pied par les CMA-VUA.

Fondé sur les activités d’unités militaires individuelles, le fichier « vert » a donc été conçu à partir des sources provenant de celles-ci. Toutefois, malgré l’impossibilité de reconstituer la totalité de ces sources, les registres de décès ont joué un rôle important. Plusieurs fichiers comprennent des références aux données des registres; cependant, pour des raisons de contre-vérification, il n’a pas toujours été possible de rechercher l’entrée dans les dossiers de l’unité en question. En dehors de ces registres particuliers, les entrées des registres principaux de pertes de l’armée d’Autriche-Hongrie se sont également avérées une importante source de données du fichier « vert ».

Parmi les catégories du fichier, on retrouve les soldats considérés comme disparus même après la fin de la guerre — soit des hommes, dont la mort, la captivité ou le fait d’être vivant, n’ont jamais été prouvés. Une fois la guerre terminée, ces soldats disparus ont officiellement été déclarés morts in absentia afin de permettre aux survivants de régler juridiquement leurs affaires personnelles, familiales et immobilières. Cette déclaration de décès était exécutée par des tribunaux civils et par les unités militaires pertinentes, après quoi le nom du soldat « décédé » était inscrit dans le registre principal, dans les archives du registre et dans le fichier des combattants ayant péri. Néanmoins, la valeur informative d’une telle déclaration étant normalement peu élevée, l’entrée du fichier se limite à l’identification du champ de bataille auquel appartenait le soldat et à l’année de la déclaration de son décès in absentia.

Il s’agit là des sources de base d’où sont tirés les renseignements du fichier « vert ». Ce dernier comprend également des sources supplémentaires, quoique plutôt rares, comme des rapports rédigés par la Croix rouge et d’autres informations. Il est intéressant de constater que le fichier n’a que peu de lien avec les entrées des listes des pertes (Verlustliste) et qu’il n’a pas été élaboré à partir de celles-ci ou n’y fasse aucune référence bien que le nom des soldats apparaissent à ces deux documents. Il n’a également aucun rapport apparent avec les registres principaux tenus par les unités. Un lien interne est toutefois envisageable raison du fait que les concepteurs du fichier peuvent avoir conservé les registres principaux des unités.

Terminons ce tour d’horizon en mentionnant qu’à la fin des années 30, un second fichier des soldats TAC, le fichier « blanc », a été créé à la demande du ministère de la Défense nationale de la République tchécoslovaque. Les données des registres constituent la source principale de ce fichier « blanc ». Ceci explique son nombre d’entrées peu élevé, mais l’information qui s’y trouve est de qualité. Dans l’ensemble, les renseignements des fichiers « vert » et « blanc » se chevauchent et c’est pourquoi ceux du fichier « blanc » n’ont pas été inclus dans la base de données des soldats TAC.

Archives militaires centrales – Archives d’histoire militaire à Prague

Le Ministère de la Défense de la France a fourni deux bases de données différentes au Monde Se Souvient. Les noms présentés en 2015 sont une compilation de ces deux sources. Les morts militaires de 1916 à 1918 n’ont pas encore été inclus dans notre base de données puisque le travail de compilation se poursuit.

Veuillez noter les points suivants à propos des données françaises de la PGM.

  • Le Ministère de la Défense (MdlD) en France a fourni LMSS avec deux bases de données pour les morts français de la PGM : Sépulture de Guerre et Mémoire des Hommes et nous a demandé de combiner les deux pour la présentation. Cette tâche n’est pas sans difficulté. Nous avons pris pour acquis, et c’est confirmé par MdlD France, que les 540 340 noms de Sépulture de Guerre se retrouvent pour la plupart dans le plus vaste Mémoire des Hommes de 1 388 941 noms.
  • Les deux bases de données reçues contiennent plusieurs irrégularités telles que l’année de naissance d’un soldat dans le 18e siècle. LMSS ne peut pas gérer ces problèmes avec exactitude et si vous relevez des erreurs dans les données, veuillez communiquer avec l’autorité compétente en France, soit au Ministère de la Défense ou au Département des Anciens Combattants.
  • En combinant ces deux bases de données, nous avons opté pour l’inclusion. Par exemple, si une date de naissance est manifestement erronée (par exemple « 082 »), nous avons tenu pour acquis que le soldat est mort à la PGM et nous avons inclus son nom. Veuillez communiquer avec l’autorité compétente en France pour apporter des corrections.
  • Si un soldat français n’a pas d’année de décès, nous avons présumé qu’il est mort à la PGM et avons inclus son nom dans le projet. Les noms sans année de décès ont été distribués à travers les cinq années du projet pour refléter les pertes françaises pendant les années 1914 à 1918.
  • Il manque des noms de famille ou des prénoms pour certains soldats. LMSS a choisi d’inclure ces hommes et espère que les familles pourront fournir l’information manquante au MdlD.
  • Certaines des données du MdlD incluent soit un nom de famille ou un prénom suivi d’« INCONNU ». Nous avons inclus les noms de ces hommes dans la présentation, mais avons omis l’« INCONNU ». Les résultats de recherche présenteront toutefois les données telles que nous les avons reçues du MdlD en France.
  • Nous avons choisi d’omettre les données des fichiers qui n’avaient aucun nom du tout. Nous avons trouvé plus de 10 000 entrées dans Sépulture de Guerre pour des hommes morts entre 1914 et 1922, mais sans nom de famille ou prénom. La recherche des noms de ces soldats, nous l’espérons, se poursuivra en France dans les années à venir.
  • LMSS a utilisé les fichiers de données des deux bases de données afin d’éliminer la duplication. Mais sans appui archivistique supplémentaire de la France, nous ne pouvons pas en garantir la justesse puisque ce travail est au-delà du mandat de ce projet. Nous encourageons donc le Gouvernement de la France à entreprendre cet important travail d’archives.
  • Cette présentation des noms ne présentera que les noms des soldats français tués dans les années 1914 à 1922 ainsi que les soldats des armées coloniales françaises.

Pour plus d’information sur les données de la France, veuillez visiter le site Web du Ministère de la Défense française au www.defense.gouv.fr.

Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK) a fourni au projet Le monde se souvient le nom de plus de 825 000 soldats allemands qui ont péri durant la Première Guerre mondiale. Des centaines de milliers de noms sont absents de ces fichiers de données. Le nombre approximatif des décès de personnel militaire allemand dépasse le 1,7 million. L’une des raisons principales expliquant ce manque de données est la perte d’archives allemandes survenue durant le bombardement allié de la guerre de 1939–1945. Tandis que VDK poursuit sa récupération de noms de défunts, Le monde se souvient les inclura au tableau.

Pour de plus amples renseignements sur le nom des soldats morts au combat au cours de la guerre de l’Allemagne, visitez le www.volksbund.de. Des archives locales et régionales en Allemagne peuvent également soutenir votre recherche d’un nom qui n’apparaît pas ici.

Nota : Au moment du lancement de cette exposition au Musée canadien de la guerre, l’Institut et musée d’histoire militaire de Budapest attend de publier sa base de données de plus de 1 500 000 noms. Les noms seront ajoutés à l’exposition « Le monde se souvient » après avoir été présentés pour la première fois au public en Hongrie. Veuillez voir ci-dessous la description des travaux entrepris par l’Institut et le musée d’histoire militaire au cours des huit dernières années pour constituer la liste des noms.

Le sacrifice des soldats hongrois pendant la Grande Guerre

Avec le centenaire de la guerre de 1914-1918, il y a eu un intérêt croissant pour le premier conflit mondial, dont l’histoire passait à l’oubli. Les souvenirs des morts, des soldats capturés ou blessés ont été principalement préservés dans l’histoire des familles. Il est compréhensible qu’aujourd’hui les gens veuillent en savoir plus sur le sort de leurs proches. Cependant, aucune base de données librement interrogeable n’était disponible - jusqu’à présent. Bien que quelques tentatives aient été faites pour collecter les pertes de la Hongrie au cours de la Première Guerre mondiale, un résumé global authentique n’a pas été préparé.

Il convient de noter qu’après 100 ans, cette base de données hongroise ne pourra jamais être complète, car les sources historiques ne sont plus toutes disponibles. Nous devons également être conscients que les « registres de pertes » des forces militaires de la monarchie austro-hongroise - pour diverses raisons - n’étaient pas exacts même à la fin de 1914, sans parler de la période de l’effondrement militaire en novembre 1918, alors que les registres étaient probablement extrêmement incomplets.

L’Institut et musée d’histoire militaire du ministère de la Défense (MHIM), à Budapest, a comblé cette lacune avec un projet qui peut servir de modèle européen et dont nous pouvons être fiers. En raison d’une forte demande publique et professionnelle, le MHIM a commencé en 2012 à traiter les données sur les pertes militaires des soldats de nationalité hongroise dans une base de données interrogeable, avec le soutien spécial du ministère de la Défense hongrois. Le sacrifice des soldats hongrois est devenu la base de données des soldats tués, blessés et capturés.

Comment cette base de données a-t-elle été créée?

Avec le soutien du Comité commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale et l’accord des partenaires stratégiques (d’alors) - le MHIM, les organisations d’entretien des tombes de la guerre du ministère de la Défense avant 2016 et les Archives nationales hongroises - le MHIM a été chargé en 2015 de coordonner la découverte., l’organisation et la publication des données sur les pertes des forces de défense hongroises entre 1914 et 1918, au moyen de recherches scientifiques. Grâce à cet accord et au soutien régulier du Comité commémoratif du centenaire, le traitement a été étendu à d’autres documents de pertes et le projet a été considérablement accéléré.

La base de données se concentre sur les soldats de nationalité hongroise. Elle sélectionne ceux qui ont été enrôlés dans l’armée de régions à l’intérieur de l’ancien royaume de Hongrie. Dans ces cas, la Hongrie (Ungarn) était mentionnée dans leur dossier. Les sources disponibles ne contenaient pas d’informations faisant référence à la « nationalité » et, par conséquent, après ces nombreuses années, nous ne pouvions compter que sur le lieu de résidence figurant dans les archives historiques. Par conséquent, la sélection des noms pour la base de données est basée uniquement sur l’emplacement géographique.

Outre ceux qui ont fait le sacrifice ultime pour leur patrie, nous avons pensé qu’il était important d’inclure également ceux qui ont été blessés ou capturés, car eux aussi ont fait d’importants sacrifices.

Le traitement des données s’est fait par télétravail, et le matériel reçu a été soumis à deux phases de contrôle. Les données ont d’abord été enregistrées dans leur langue d’origine, l’allemand, sans aucune modification ni traduction. Les données étaient transmises mensuellement sous la forme de tableaux de collecte de données, puis soumises à un contrôle du contenu et du format. Cela comprenait la traduction uniforme des expressions allemandes, des noms de lieux, etc. Les catégories de données enregistrées étaient :

  • nom
  • grade
  • troupe (régiment, bataillon indépendant)
  • sous-unité (généralement une compagnie)
  • pays
  • comté
  • lieu de naissance
  • année de naissance
  • type de cas de perte (tué au combat, blessé, prisonnier de guerre)
  • moment de la perte
  • raison de la perte (si connue)
  • lieu de la perte (si connu)
  • lieu de sépulture (si connu)
  • indication de la ou des sources

À la suite du travail de numérisation et de traitement qui a duré plus de huit ans, les données comptent plus de 1 500 000 soldats de nationalité hongroise, dont plus de 703 000 cas de décès, 528 000 cas de blessures et 341 000 cas de capture. En raison des systèmes d’enregistrement de l’époque, le nom d’un soldat décédé a pu être répété dans la base de données. Outre les registres de perte, il peut y avoir aussi les certificats de décès régimentaires, les certificats de décès des instituts médicaux ou les documents cadastraux du cimetière relatifs à une tombe de guerre qui peuvent également contenir le nom de la personne recherchée.

Types de sources

La compilation de la base de données et le travail de traitement reposaient essentiellement sur six sources :

  • la liste des pertes publiée officiellement par le ministère impérial et royal de la guerre;
  • les certificats de décès dans les archives d’histoire militaire de l’Institut et musée d’histoire militaire du ministère de la Défense;
  • les certificats de décès dans les archives de guerre autrichiennes à Vienne (Kriegsarchiv);
  • les certificats de décès dans les archives de l’histoire de la guerre slovaque à Bratislava;
  • les documents cadastraux du cimetière relatifs aux tombes de guerre dans les archives de guerre autrichiennes à Vienne;
  • les certificats de décès civils relatifs aux événements de décès de la Première Guerre mondiale dans les organisations de comté membres des Archives nationales de Hongrie.

Liste des pertes

Les pertes personnelles de la guerre concernant un carnage extrême sont sous forme imprimée dans le Verlustliste (liste des pertes), dans des livrets numérotés publiés chaque semaine, et parfois quotidiennement, par le ministère impérial et royal de la guerre à Vienne. La nécessité du traitement est justifiée puisqu’aucun index n’a été préparé pour les plus de 700 livrets, ce qui a rendu nos requêtes difficiles, voire pratiquement impossibles, sans certaines autres informations. La plupart des familles qui posent des questions ne connaissent pas l’heure ou la cause du décès de leurs proches.

Certificats de décès

Près de 400 boîtes de certificats de décès de la Première Guerre mondiale sont conservées dans les archives d’histoire militaire. Les certificats sont organisés par troupe. En raison de l’absence d’index dans la collection, les requêtes étaient presque impossibles. Par conséquent, il a fallu traiter et organiser les certificats dans une base de données. En 2016, nous avons achevé la numérisation de 211 boîtes de certificats de décès, période au cours de laquelle près de 60 000 photos ont été prises.

Le travail s’est poursuivi en 2017 avec la numérisation des certificats de décès ayant une connexion hongroise dans les archives de la guerre à Vienne et dans les archives de l’histoire de la guerre à Bratislava. Au total, 347 certificats ont été numérisés avec l’aide d’instituts partenaires étrangers, ce qui représente au total 58 000 pages. Nous souhaitons exprimer toute notre gratitude à nos partenaires étrangers, le service des archives de la guerre des archives de l’État autrichien et les archives de l’histoire de la guerre de l’Institut slovaque d’histoire militaire, pour leur aide indispensable.

Documents cadastraux de cimetière

Seulement 351 boîtes de documents cadastraux de cimetière de la Première Guerre mondiale ont survécu dans les archives de la guerre à Vienne. Les documents sont triés par pays et selon les noms géographiques.

Certificats de décès civils

Afin d’identifier le plus grand nombre de morts lors de la Première Guerre mondiale, notre recherche a inclus l’exploration de documents de l’administration civile et militaire, afin de créer la liste de pertes la plus complète possible. Les vingt instituts de comté membres des Archives nationales de Hongrie ont recueilli des données sur les morts à la guerre, ainsi que d’autres informations pertinentes à partir des certificats de décès civils dont ils avaient la garde entre 1914 et 1980 et de tout registre de lieu de résidence se trouvant à l’intérieur des frontières actuelles. Environ huit millions d’entrées de dossiers familiaux ont été examinées au cours de la collecte de données.

Conclusion

Aucune autre base de données sur les pertes créée au cours des 100 dernières années ne présente une image aussi claire de la perte de soldats hongrois pendant la Grande Guerre. Le programme de recherche et de création de bases de données a duré huit ans et est maintenant terminé. Ce fut le programme phare du Comité commémoratif du cimetière de la Première Guerre mondiale pendant de nombreuses années. Nous sommes fiers que cette entreprise ambitieuse ait été lancée et principalement coordonnée par le MHIM, avec le soutien continu du ministère de la Défense, ainsi que du Comité commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale, en coopération avec les Archives nationales de Hongrie et les Archives de la ville de Budapest.

L’ensemble de la base de données est sans précédent et considéré comme une recherche scientifique fondamentale et importance dans le bassin des Carpates.

Institut et musée d’histoire militaire du ministère de la Défense 2020

Étant donné que l’Irlande n’a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne qu’en 1922, le nom des soldats irlandais en tant que membres d’une nation irlandaise indépendante n’est pas affiché ici. Pourtant, lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté en 1914, les Irlandais, comme des milliers d’autres personnes vivant à cette époque dans l’Empire britannique, se sont engagés pour le service militaire. On estime qu’environ 200 000 personnes originaires de toute l’île d’Irlande se sont enrôlées au cours de la guerre, même si le nombre total de personnes nées en Irlande et ayant servi est probablement plus élevé en raison du nombre de personnes qui se seraient enrôlées hors d’Irlande en Grande-Bretagne, au Canada, en Amérique, en Australie, en Nouvelle-Zélande et ailleurs. Selon les estimations actuelles, au moins 35 000 Irlandais ne sont jamais rentrés chez eux, bien que des recherches soient toujours en cours. La Liste des Noms, projet du musée In Flanders Fields fournit une base de données en ligne contenant des informations sur les soldats et les civils, y compris d’Irlande, qui ont été tués sur le sol belge. Pour consulter cette liste, rendez-vous sur imr.inflandersfields.be/search.html.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur la participation de l’Irlande à la Première Guerre mondiale à l’adresse suivante : 

https://www.decadeofcentenaries.com/wp-content/uploads/publications/ArmisticeDay/ArmisticeDay/index.html.

Les noms italiens inscrits à ce tableau proviennent principalement de l’ISTORECO REGGIO EMILIA, un organisme historique qui a créé une base de données des noms de militaires pour la période 1915-1918 à partir des vingt-huit volumes du tableau d’honneur officiel italien publié par le ministère de la Guerre dans les années 1930.  Des données supplémentaires sur les noms ont également été fournies par le Museo Civico del Risorgimento de Bologne et par le Museo Emotivo della Grande Guerra

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Pour plus de renseignements, contactez redazione@albimemoria-istoreco.re.itmuseorisorgimento@commune.bologna.it ou info@museoemotivo.eu

Les plus de 18 000 noms de Néo-Zélandais ayant perdu la vie durant la Première Guerre mondiale proviennent de la Commonwealth War Graves Commission et du Tableau d’honneur de la Nouvelle-Zélande.

Pour de plus amples renseignements sur ces noms, rvisitez le cwgc.org ou le aucklandmuseum.com/war-memorial/online-cenotaph.

Au cours de la Première Guerre mondiale, la Pologne d’aujourd’hui n’existait pas encore en tant que nation indépendante. Le territoire a été divisé en trois partitions sous le contrôle des empires de la Russie et d’Autriche-Hongrie ainsi que sous celui de la République d’Allemagne. Les noms polonais présentés dans ce projet n’incluront pas ceux des soldats qui ont péri en combattant au sein des armées de ces mêmes pays. Le travail d’archives de repérage et d’extraction de ces noms n’a pas encore débuté.

Les noms qui apparaissent ici ont été fournis par le Bureau de l’histoire militaire de Pologne, situé à Varsovie, et ont été recueillis à partir de nombreuses sources, notamment la légion polonaise, le corps polonais et l’armée bleue polonaise.

Pour de plus amples renseignements, envoyez un courriel au Bureau de l’histoire militaire de Varsovie à l’adresse p.baranowska@ron.mil.pl

Remarque : Alors que le Musée canadien de la guerre lance cette exposition, l’Institut d’histoire militaire à Bratislava attend toujours la publication numérique de ses archives contenant plus de 150 000 noms slovaques. Ceux-ci seront ajoutés à cette commémoration dès la réception de la liste par Le Monde se souvient. Veuillez consulter la description, ci-dessous, du travail auquel se livre l’Institut d’histoire militaire pour dresser la liste.

Les données fournies par l’Institut d’histoire militaire à Bratislava comprendront les noms des soldats du territoire slovaque qui ont perdu la vie alors qu’ils servaient dans l’armée austro-hongroise, impériale et royale (KUK – Kaiserlich und Königlich). Les noms ont été extraits des listes de victimes (Verlustliste) de la KUK. Les archives n’étaient pas complètes en raison de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois à la fin de la guerre.

Pour en savoir davantage, prière d’écrire par courriel à vhu@vhu.sk ou, par la poste, à l’adresse suivante :

Vojenský Historický Ústav
(Institut d’histoire militaire)
Krajná 27
821 04 Bratislava
České republiky

En 1917, Ivan Cankar, l’un des écrivains slovènes les plus remarquables, désigna la période de la Première Guerre mondiale comme les années d’horreur, une période qui suscita la dépravation morale, de nombreuses morts et d’indicibles souffrances, mais peut-être aussi l’espoir et la rédemption. Il devait sans doute pressentir que les événements déclenchés par la guerre marqueraient la fin du monde tel que nous le connaissions, et que la fin de la guerre ne ferait que renforcer la nécessité de repenser les valeurs déterminantes pour l’avenir du monde.

Pour les Slovènes et pour l’histoire du territoire ethnique slovène, la Première Guerre mondiale a été un tournant important dans les comportements et les sentiments. Il ne s’agissait pas simplement d’un événement militaire : c’était un événement culturel d’envergure. Elle a suscité des changements au niveau de la carte politique de l’Europe, des relations nationales, des perspectives scientifiques et technologiques et de la compréhension individuelle et collective des événements mondiaux. Les Slovènes se trouvaient au cœur des différentes étapes de cette confrontation mondiale; ils étaient soldats, captifs, déserteurs, prisonniers de guerre, rebelles, internés civils, réfugiés, occupants et occupés, et, surtout, ils ont connu sur leur territoire ethnique slovène l’un des champs de bataille les plus sanglants d’Europe - le Soča (Isonzo en italien).

Certes, le nombre de soldats slovènes mobilisés était bien inférieur à celui des grandes puissances européennes, mais les répercussions ont été d’autant plus dévastatrices pour la communauté nationale de la Slovénie. Il s’agissait là d’une expérience militaire hors du commun. Les Slovènes et les autres habitants des provinces de Slovénie ont servi (pour la plupart) au sein de l’armée austro-hongroise. De leur côté, les Slovènes vénitiens, citoyens du Royaume d’Italie, ont été mobilisés dans l’armée italienne, et ont également pris part à la bataille de l’Isonzo.

Les soldats slovènes ont combattu sur le front de l’Est (Russie), le front des Balkans et le front italien. Ils faisaient également partie du contingent austro-hongrois de l’armée allemande, ce qui les a menés à de nombreux autres champs de bataille.

Au début de la guerre, 3 350 000 soldats austro-hongrois furent appelés en service actif. Deux millions furent déployés sur les champs de bataille, et certaines estimations révèlent qu’au début de la guerre, 30 000 Slovènes faisaient partie du contingent. Tout au long de la guerre, quelque 160 000 soldats slovènes participèrent aux combats dans les théâtres d’opérations austro-hongrois. Parmi les 1,2 million de soldats austro-hongrois tombés au combat, entre 36 000 et 40 000 Slovènes perdirent la vie, et 11 467 devinrent mutilés de guerre. Un cinquième des familles slovènes furent confrontées aux conséquences à long terme de la guerre; 31 039 veuves de guerre durent subvenir aux besoins de 49 182 personnes incapables de gagner leur vie.

Le 23 mai 1915, le gouvernement italien, s’étant retiré de la Triple Alliance, déclara la guerre à l’Autriche-Hongrie. Le 26 avril 1915, l’Italie avait signé le « pacte de Londres », qui lui promettait de nombreux territoires austro-hongrois, dont le Tyrol du Sud, le Trentin, Trieste, Gorizia et Gradisca, le bassin de Tarvisio, une partie de la Carniole (slovène), l’Istrie jusqu’à Kvarner, les îles croates de Cres et Lošinj, ainsi que des îles voisines, le nord de la Dalmatie et ses îles, l’île de Sazan et la baie de Valona, l’archipel du Dodécanèse près de la côte de l’Asie Mineure et une part raisonnable des gains territoriaux potentiels en Asie Mineure et en Afrique.

Le front du Sud-Ouest ou le front austro-italien s’étendait sur 600 km, depuis le col du Stelvio à la frontière entre la Suisse, l’Italie et l’Autriche, en passant par le Tyrol, la Carnia, le bassin Soča, et jusqu’à la mer Adriatique. La partie sud longue de 90 km, le front de l’Isonzo, traversait le territoire ethnique slovène. Le front de l’Isonzo fut le théâtre de 12 offensives, dont 11 furent lancées par l’armée italienne. La dernière, menée de concert par les forces autrichiennes et allemandes en octobre 1917, permit une percée. On la nomma la bataille de Caporetto (Kobarid), au terme de laquelle le front fit son « retrait » hors du territoire slovène. Les batailles sur le front de l’Isonzo furent à l’origine d’environ 1,5 million de victimes, dont 187 000 à 300 000 soldats tombés au combat. Selon certaines estimations, les champs de bataille de l’Isonzo auraient coûté la vie à 2 000 à 3 000 soldats slovènes. Le reste du territoire slovène devint alors la région de l’arrière-front, caractérisée par la présence de nombreux hôpitaux militaires et de personnel militaire, occupant une place prépondérante dans la vie quotidienne de la population civile.

Le début des hostilités sur le front de l’Isonzo provoqua un vaste mouvement migratoire de la population civile slovène. Ils prirent la fuite devant l’avancée de l’armée italienne vers les provinces dites « rachetées » (terre redente) et les territoires ethniques qui n’appartenaient pas à l’Italie, mais qui étaient néanmoins considérés comme des atouts cruciaux sur le plan stratégique et sécuritaire. Le gouvernement autrichien fit évacuer la population slovène (environ 80 000 personnes) du flanc gauche du front vers les terres intérieures slovènes, ainsi que vers les camps de réfugiés en Basse-Autriche, tandis que 10 000 à 12 000 Slovènes furent emmenés au Royaume d’Italie. La guerre dans la région de l’Isonzo laissa sur son passage une indescriptible dévastation, un véritable désastre écologique et économique.

Le 3 novembre 1918, l’armée italienne retourna sur le territoire slovène (anciennement austro-hongrois) et s’en empara conformément aux stipulations du Pacte de Londres, repoussant la frontière à l’est. Au cours de l’été 1919, l’administration militaire laissa la place à une administration civile. Enfin, lorsque le traité de Rapallo concernant la frontière entre le Royaume d’Italie et le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes fut signé le 12 novembre 1920, ces territoires furent finalement annexés au Royaume d’Italie.

Le souvenir de la guerre

Au cours des 95 dernières années, les Slovènes ont gardé un souvenir de la Première Guerre mondiale qui bascule entre le triomphe et l’oubli, du fait de la dissolution de l’empire des Habsbourg et de la formation de l’État du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes. Officiellement, les récits variaient entre le déni quasi total de toute expérience vécue par la majorité des Slovènes au sein de l’armée austro-hongroise vaincue, et la célébration d’une rhétorique triomphante de l’expérience de guerre des volontaires serbes - plus souvent qualifiés de yougoslaves - caractérisée par un faible taux de participation et une importance mineure dans l’histoire militaire slovène.

À la suite de la perte d’un tiers de leurs territoires nationaux, de la chute rapide de l’empire des Habsbourg et de la création du royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, les provinces slovènes ont vu leur perspective historique profondément transformée. Le concept idéaliste autrichien de l’histoire a été remplacé par celui ethnocentrique de la mémoire yougoslave.

Au sein de la première Yougoslavie qui a existé jusqu’en 1945, il était très difficile de se remémorer le passé, y compris la Première Guerre mondiale, car la guerre était devenue un élément à la fois unificateur et séparateur. Elle a tracé une nette distinction entre les vainqueurs/libérateurs/unificateurs (c’est-à-dire les Serbes, les Monténégrins, les volontaires) et les vaincus/libérés/unis (c’est-à-dire les Slovènes, les Croates et les Serbes de l’ancienne monarchie des Habsbourg). Il était impossible de célébrer à la fois la victoire et la défaite.

Cela a eu un impact décisif sur la place accordée à l’expérience de guerre slovène dans la mémoire collective de la Grande Guerre, souvent vue comme fondatrice dans le Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes.  Cette mémoire, ancrée dans l’identité yougoslave acquise pendant la Grande Guerre, soulignait le passé des volontaires et l’unification des Slaves méridionaux.

Le souvenir de l’entre-deux-guerres slovène reposait uniquement sur les anciens combattants slovènes, dont l’objectif était d’obtenir le soutien et la reconnaissance du public pour les efforts déployés par les Slovènes pendant la guerre. Ils ont tenté de convaincre les anciens combattants serbes et monténégrins, dont les combats avaient été couronnés de succès, que l’expérience slovène de la guerre ne devait pas être négligée. Néanmoins, jusqu’à la fin de la première Yougoslavie en 1945, il existait au moins deux versions parallèles de la Première Guerre mondiale : le récit yougoslave et le récit austro-hongrois.

Les priorités des vétérans slovènes étaient axées sur les questions économiques liées aux anciens combattants, aux mutilés de guerre et aux veuves, ainsi que sur la commémoration de leurs camarades tombés au combat. Plus de 160 monuments et plaques commémoratives ont ainsi été érigés sur l’ensemble du territoire slovène. Toutefois, les vétérans n’ont pas réussi à faire ériger un monument central slovène en hommage au Soldat inconnu, promu par les autorités politiques slovènes.

La mémoire du front de l’Isonzo était un autre des aspects laissés pour compte de l’expérience de guerre slovène. La situation d’après-guerre dans cette région, l’occupation puis l’annexion par l’Italie, a lourdement pesé sur le souvenir de la bataille de l’Isonzo. En raison de l’oppression italienne, aucune mémoire publique n’a été autorisée, mais le gouvernement italien a néanmoins érigé des ossuaires tout le long de l’ancien front, dont trois situés le long du fleuve Isonzo : à Kobarid (aujourd’hui en Slovénie), à Oslavje (près de Gorizia habitée par une très dense population slovène) et à Redipuglia.

La fin de la Seconde Guerre mondiale et la création de la Yougoslavie socialiste ont transformé le récit slovène et yougoslave des événements de la Première Guerre mondiale. La révolution sociale a conduit à une nouvelle perspective; des éléments sociaux-révolutionnaires ont été introduits dans les récits historiques. La Première Guerre mondiale, ainsi que les combats de l’Isonzo, sont devenus un sujet historique de second ordre, car ils ne s’inscrivaient ni dans le concept de martyre supranational du mouvement de libération des partisans pendant la Seconde Guerre mondiale, ni dans le concept de fraternité et d’unité qui prévalait dans la Yougoslavie socialiste au lendemain de la guerre.

Ce n’est qu’après les années 1980 qu’un intérêt public et historiographique pour la Première Guerre mondiale a fait émerger de nombreux mémoires de guerre, des expositions, des musées privés et une recherche historique moderne systématique. Le front de l’Isonzo est devenu le thème central de la commémoration historique. Les tournants dans l’historiographie slovène sur la guerre ont été marqués par la création du premier musée de la Première Guerre mondiale à Kobarid en 1990, la rédaction du premier doctorat en histoire de la Première Guerre mondiale en 1998, et la première conférence interdisciplinaire slovène en 2004 - « La Grande Guerre et les Slovènes ».  L’histoire slovène de la Première Guerre mondiale a ensuite été située dans le contexte européen, au moyen d’une terminologie jugée apte à établir la multidimensionnalité de la période et de l’expérience de guerre, qui ont été transposées dans une perspective historique et culturelle.

Les décennies d’oubli de la Première Guerre mondiale en Slovénie ont pris fin au moment des changements démocratiques et de l’indépendance de l’État slovène, mais cela pourrait n’être qu’une simple coïncidence.

Petra Svoljšak, Centre de Recherche de l’Académie Slovène des Sciences et des Arts

Les données des noms sud-africains ont été fournies par la South African National Defence Force. Pour de plus amples renseignements, contactez :

South African National Defence Force
Documentation Centre
20 Visagie St, Pretoria Central, Pretoria, 0002 South Africa
Tél. : 012 670 8127 (demandez la salle de lecture et les renseignements)
Courriel : sandfdoc@mweb.co.za

www.dod.mil.za

Les noms des soldats de l’Empire ottoman qui ont péri durant la Première Guerre Mondiale proviennent du ministère turc de la défense en collaboration avec le ministère des affaires étrangères. Les pertes survenues au cours de cet Empire se sont révélées considérablement plus nombreuses que la quantité de noms inscrits ici. Le monde se souvient continue de rechercher des sources afin d’obtenir des noms supplémentaires.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’Ukraine d’aujourd’hui était divisée entre l’Empire de Russie et celui d’Autriche-Hongrie. Les noms ukrainiens présentés par Le monde se souvient n’incluront pas celui des soldats ayant perdu la vie en combattant au sein des armées russe ou austro-hongroise. Le travail d’archives visant à repérer ces noms n’a pas encore débuté.

Les noms ukrainiens inscrits ici ont été fournis par le Musée national d’histoire militaire ukrainien de Kiev, et ont été réunis à partir de nombreuses sources liées à la lutte de l’Ukraine pour l’indépendance qui a eu lieu en 1917 et en 1918.

Les noms des 225,981 soldats des forces britanniques tués en 1917 ont été fournis par la Commission des Sépultures de guerre du Commonwealth. Il faut se rappeler que bon nombre d’hommes de l’Irlande, du Canada, de l’Australie et autres nations ont aussi servi dans les forces britanniques. Leurs dossiers militaires sont donc au Royaume-Uni et leurs noms apparaîtront dans la présentation britannique. Pour plus d’information à propos de ces noms, incluant leur lieu d’enterrement, veuillez consulter le www.cwgc.org. Pour plus d’information sur les lieux de présentation de LMSS au Royaume-Uni, veuillez communiquer avec nous : theworldremembers@gmail.com Le Musée impérial de guerre fournit plusieurs ressources sur internet pour poursuivre les recherches au www.iwm.org.uk

Les données relatives aux noms américains de la Première Guerre mondiale ont été fournies par le National World War I Museum and Memorial (NWWIMM), situé à Kansas City, au Missouri, qui enrichit les bases de données de victimes de la Première Guerre mondiale grâce à plusieurs archives d’État et d’autres sources. Le travail du NWWIMM représente un effort considérable visant à créer la première base de données américaine complète (puisque aucune relative à la Première Guerre mondiale n’existe aux États-Unis) recensant les noms de l’ensemble des combattants, militaires et civils américains ayant péri durant la Première Guerre mondiale. Pour de plus amples renseignements, envoyez un courriel à l’adresse jcasey@theworldwar.org.

Les données relatives aux noms de la Première Guerre mondiale et datant d’avant la partition de l’Inde proviennent de la Commonwealth War Graves Commission. Au sein des nombreuses colonies des empires français, allemand et britannique, c’est l’Inde indivise (constituée de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh d’aujourd’hui) qui a fourni le plus grand nombre d’hommes. Le nombre total d’Indiens recrutés jusqu’au 31 décembre 1919 s’élevait à 877 068 combattants et 563 369 non-combattants, soit un total de 1 440 437. Entre août 1914 et décembre 1919, l’Inde envoya 622 224 soldats et 474 789 non-combattants outre-mer, répartis dans l’un des sept corps expéditionnaires suivants : le Corps expéditionnaire indien A, envoyé en Europe, les Corps expéditionnaires indiens B et C, envoyés en Afrique de l’Est, le Corps expéditionnaire indien D, envoyé en Mésopotamie, les Corps expéditionnaires indiens E et F, envoyé en Égypte ou le Corps expéditionnaire indien G, envoyé à Gallipoli. 

Pour de plus amples renseignements, visitez le www.cwgc.org.

La Commonwealth War Graves Commission a fourni le noms des soldats du Corps des travailleurs chinois qui ont perdu la vie alors qu’ils combattaient sous les ordres britanniques. Les noms de ceux qui ont péri durant leur service au sein des forces françaises sont tirés de la base de données Mémoire des hommes. Il nous est impossible à l’heure actuelle de vérifier l’achèvement de notre liste de noms du Corps des travailleurs chinois.

Pour de plus amples renseignements, visitez le www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr ou le www.cwgc.org.

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